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En
France, la loi de bioéthique de juillet 1994 précise
que le don d'organes, de tissus ou de cellules est anonyme,
gratuit et adopte le principe du
consentement présumé.
Cependant, la loi prévoit que si le médecin
n'a pas directement connaissance de la volonté du défunt,
il doit s'efforcer de recueillir le témoignage
de sa famille.
Le don d'un organe, de son vivant (généralement un rein) est possible uniquement lorsque le receveur est apparenté, suivant des critères médicaux et juridiques stricts. Le don d'organes après la mort peut être effectué dans un établissement autorisé lorsqu'il a été constaté l'état de mort encéphalique après un examen clinique effectué par deux médecins, et confirmé par des examens paracliniques.
Des cartes témoignant de sa volonté de donner ses organes et ses tissus après sa mort sont disponibles au bureau des entrées des 4 établissements du Centre Hospitalier Intercommunal Toulon - La Seyne-sur-Mer, à la coordination hospitalière de prélèvements ainsi qu'à l'Agence de la Biomédecine.
Toute personne peut exprimer son refus à tout prélèvement par son inscription au registre national des refus, en service depuis septembre 1998. Des formulaires d'inscription sur ce registre sont disponibles aux mêmes lieux.
Cas d'un mineur ou d'un majeur placé sous
tutelle : le consentement écrit des parents
ou du représentant
légal est obligatoire.
L'activité du C.H.I.T.S.
L'activité de prélèvements d'organes sur les personnes décédées
en état de mort encéphalique existe depuis plus de
quinze ans dans l'établissement.
Chaque année, 15 à
20 prélèvements multi-organes sont réalisés. Les greffons prélevés
sont ensuite attribués aux équipes chirurgicales
de transplantations selon des règles de répartition
régionales et nationales.
Les prélèvements de cornées dans l'établissement
font l'objet d'une démarche institutionnelle. Avec
250 prélèvements annuels, le C.H.I.T.S.
est aujourd'hui le premier centre de prélèvements
pour la région Provence-Alpes-Côte d'Azur. Les
greffons cornéens sont confiés à la
banque de tissus de Marseille-Provence. Ils sont ensuite
distribués
selon les besoins, à l'ensemble des services de la
région qui réalisent des greffes de cornées.
Actuellement, l'unité fonctionnelle de coordination
hospitalière de prélèvements est
dotée
de moyens matériels et humains spécifiques. L'équipe de coordination hospitalière a pour mission l'organisation des prélèvements. Elle assure une information aux familles et elle est responsable du respect des bonnes pratiques dans le domaine des prélèvements. Elle est chargée de recontrer les familles pour recueillir la volonté du défunt quant au don d'organes et de tissus. Elle accompagne et propose son aide et son soutien aux familles pour effectuer les démarches administratives lors d'un décès. Son fonctionnement est effectif 24h/24. Téléphone : 04 94 61 60 90.
L'Agence de la Biomédecine
Cet établissement public national,
sous tutelle du Ministère chargé de la Santé,
a pour mission de gérer et de développer en
France, les activités d'organes et de tissus pour atteindre
une autosuffisance.
Cette mission consiste à :
- promouvoir le don d'organes et de tissus
- coordonner les activités de prélèvements
et greffes d'organes, de moelle, de tissus et de cellules,
y compris les échanges internationaux
- s'assurer de la traçabilité des greffons
et de la sécurité sanitaire
- évaluer les activités et les résultats
par type de greffe et par équipe
- participer à l'élaboration de la réglementation
et à surveiller son application
- favoriser l'innovation scientifique et participer à l'enseignement et à la recherche en matière
de greffe
Renseignements
AGENCE DE LA BIOMEDECINE
Hôtel
Dieu - 6, place Daviel -
13224 MARSEILLE CEDEX 2
04
91 56 52 17 ou 18
Numéro vert : 0 800 202 224
04 91 56 52 07
www.agence-biomedecine.fr
Antenne Toulon
04 94 61 60 90
La
mise en service du registre national de refus
Une nouvelle étape dans l'organisation
des prélèvements et des greffes en France
Pourquoi
un registre des refus
Le registre national des refus de prélèvement
en vue de greffe a traduit la volonté du législateur
de 1994, d'équilibrer l'accent mis sur la solidarité
qui sous-tend le concept de consentement présumé,
en donnant la possibilité à la liberté
individuelle de s'exprimer, en particulier pour les personnes
opposées à un tel prélèvement,
et en garantissant à celles-ci que cette volonté
sera respectée, dès lors qu'elle aura été
exprimée, notamment dans un registre national automatisé.
Qui
gère le registre des refus
L'Agence de la Biomédecine, par le décret
n°97.704 publié le 30 mai 1997 définissant
les conditions de fonctionnement de ce registre, s'est vu
confier la gestion de ce registre.
Il est donc dans la mission de l'Agence de répondre
à deux exigences qui peuvent sembler contradictoires
: prendre le parti des malades en soulignant les aspects positifs
de la greffe et la nécessité que le plus grand
nombre de personnes possible prennent une position favorable,
au besoin en la concrétisant par le port d'une carte
de donneur, faire connaître suffisamment l'existence
du registre afin que nul ne puisse s'estimer mal informé
quant à cette possibilité de s'opposer.
Ce registre permet également de mentionner son refus
aux prélèvements dans le cadre d'une autopsie
destinée à connaître les causes de la
mort et aux prélèvements à visée
scientifique.
Comment
s'inscrire sur le registre ?
Toute personne peut exprimer son refus à tout prélèvement
par son inscription au régistre national des refus,
en service depuis septembre 1998. Des formulaires d'inscription
sont disponibles dans toutes les pharmacies, les hôpitaux
ou sur demande à l'Agence de la Biomédecine.
Qui
peut s'inscrire sur le registre national des refus ?
Toute personne majeure ou mineure âgée de 13
ans au moins. Il n'y a pas de restriction de nationalité
ou de durée de séjour sur le sol français
: toute personne, quels que soient sa nationalité et
son pays de résidence, peut s'inscrire sur le registre
des refus.
Le
refus partiel est-il possible ?
Le
registre n'a pas été prévu pour prendre
en compte les refus partiels. Si une personne souhaite exprimer
un refus partiel de prélèvement, il lui est
conseillé d'en parler à sa famille pour qu'elle
puisse en témoigner.
Que
faire si l'on change d'avis ?
L'inscription est révocable à tout moment.
Il suffit de renvoyer un formulaire stipulant l'annulation
de la précédente inscription.
Depuis
quand le registre est-il interrogeable ?
Depuis le 15 septembre 1998.
Comment
se déroule l'interrogation du registre ?
-
Dans l'établissement
de santé où se trouve une personne décédée
chez laquelle un prélèvement est envisagé,
la demande d'interrogation est faite par le directeur de
l'établissement
de santé ou son représentant désigné,
par télécopie, selon le formulaire d'interrogation
diffusé.
-
Interrogation
du registre au niveau de l'Etablissement Français
des Greffes.
-
Réponse
par télécopie
quant au résultat de l'interrogation.
L'interrogation se fait 24h/24 pour les prélèvements
à visée thérapeutique (greffe) et aux
heures ouvrables pour les prélèvements dans
le cadre des autopsies et les prélèvements à
visée scientifique.
Si la personne est inscrite sur le registre, tout prélèvement
est interdit. Il n'y a pas lieu de parler de don d'organes
ou de tissus à la famille du défunt.
Si la personne n'est pas inscrite sur le registre, le registre
n'étant pas le seul moyen d'exprimer son refus, les
médecins doivent, de par la loi, recueillir, auprès
de la famille, le témoignage de la volonté du
défunt quant à une opposition éventuelle
au don d'organes ou de tissus (article L671-7).
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