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SIDA
et infection par le VIH
L e SIDA a été, depuis le début de la pandémie
(1981), un catalyseur de réflexions sur l'organisation
de notre système de santé et un puissant moteur
pour la recherche en biologie. Véritable défi
scientifique, humain et social, il demeure un enjeu majeur
à l'approche du XXIe siècle, malgré les
progrés thérapeutiques obtenus. Ces traitements,
qui d'ailleurs ne profitent actuellement pas aux pays en voie
de développement se trouvent plus de 90 % des patients,
restent incapables de produire une éradication virale.
Leur efficacité, prouvée par une baisse de 2/3
de la mortalité ces 3 dernières années,
ne peut être prolongée qu'au prix de contraintes
quotidiennes comme l'absorption à heures fixes de plus
d'une vingtaine de gélules par jour chez certains malades.
Véritable cheval de Troie du système immunitaire,
le virus apprend aussi à déjouer l'effet de
ces traitements, mutant vers des formes plus résistantes
chez près d'un tiers des patients. De plus, les effets
secondaires à long terme de ces "tri-thérapies"
restent totalement inconnus, même chez les malades qui
en bénéficient de façon prolongée.
Etat de l'épidémie
dans le monde
Fin 1996 on estimait à plus de 23 millions le nombre
de personnes infectées par le VIH dans le monde,
dont plus de15 millions en Afrique sub-saharienne. Alors
que l'épidémie semble se stabiliser aux Etats
Unis et en Europe de l'Ouest, de nouvelles flambées
se préparent en Asie du Sud-Est et en Inde. Globalement,
chaque jour, 16 000 nouveaux cas de contamination par le
virus à travers la planète.
Etat de l'épidémie
dans le Var
Fin 1996, on recensait 740 cas de SIDA cumulés, 60
% des patients étant décédés.
Depuis 1994, le SIDA était devenu la première
cause de mortalité (30 %) dans la tranche d'âge
25-34 ans. Le nombre de nouveaux cas de SIDA a régulièrement
augmenté jusqu'en 1995, puis a chuté fortement,
ainsi que la mortalité, suite à l'introduction
des tri-thérapies.
Ces statistiques restent un mauvais reflet de l'épidémie
car elles ne portent pas sur les cas de séropositivité
mais seulement sur ceux de la maladie avérée.
Or, il s'écoule plus de 10 ans entre la contamination
par le VIH et le déclenchement de la maladie.
Un symposium de sidénologie est organisé au
Palais des Congrès de Toulon tous les deux ans. Son
programme est disponible à cette adresse : www.avps.org
Comme dans le reste de la région Provence Alpes Côte
d'Azur, les nouveaux cas de séropositivité
sont caractérisés par une importante représentation
de la transmission hétérosexuelle, en particulier
par des hommes toxicomanes.
Modes de transmissions
Il existe trois modes de transmission du VIH :
- Transmission par voie sexuelle : la plus fréquente
à travers le monde. Le risque varie selon le type
de rapport sexuel, le nombre de partenaires, l'infectivité
du partenaire séropositif et la susceptibilité
du partenaire non infecté.
- Transmission périnatale : en l'absence de traitement,
une femme infectée par le VIH le transmet à
son enfant au cours de la grossesse dans environ 20 % des
cas. Ce risque est diminué des 2/3 par un traitement
anti-rétroviral.
- Transmission par voie sanguine : le risque lors d'une
transfusion est actuellement très faible (1,75/million)
du fait du dépistage des donneurs. Par contre la
toxicomanie intraveineuse avec échange des seringues
est un mode majeur de contamination. Enfin, le personnel
de santé qui se pique accidentellement avec du sang
infecté par le VIH a un risque estimé à
0,3 % en l'absence de prophylaxie médicamenteuse.
Prise en charge médicale
Pour notre Centre Hospitalier, l'accueil des personnes séropositives
est réalisé au sein de l'Unité d'Infectiologie
de l'Hôpital Chalucet (Tel : 04 94 22 77 41). La prise
en charge peut, selon les cas, être effectuée
en consultation, en hospitalisation à temps-partiel
ou en hospitalisation complète. Plusieurs protocoles
thérapeutiques internationaux y sont menés afin
de permettre aux patients de bénéficier au plus
tôt des dernières avancées de la recherche.
Le suivi d'une personne infectée par le VIH repose
sur la mesure régulière de 2 marqueurs biologiques:
le taux de lymphocytes T4 circulants (qui reflète
l'état
du système immunitaire) et le taux de la "charge
virale" plasmatique (qui reflète l'importance
de la réplication virale). Il est admis qu'un traitement
anti-rétroviral, qui doit actuellement être
au moins une tri-thérapie, est à envisager
lorsque cette charge virale est > 5000 copies/ml.
Le service est aussi habilité à accueillir des
personnes ayant eu un rapport sexuel à risque avec
un séropositif, qui désireraient prendre une
tri-thérapie à but préventif (pendant
1mois).
Vous pouvez également nous contacter ou nous poser
une question en envoyant un message par ce serveur avps@club-internet.fr.
En revanche, les tests de dépistage pour les personnes
qui ignorent leur statut sérologique sont réalisés
au :
Centre de Dépistage
Anonyme et Gratuit (Tel: 04 94 22 7092).
Réseau
ville hôpital SIDA - Hépatites
Le Réseau Ville-Hôpital 83 (Association Loi 1901) a pour objectif la création d’un réseau de prise en charge globale en ville des personnes infectées par le virus de l’Immunodéficience humaine et/ou les virus des hépatites B, C...
Il associe divers professionnels : médecins de ville généralistes et spécialistes, praticiens hospitaliers, pharmaciens, kinésithérapeutes, psychiatres, psychologues,
infirmiers libéraux, diététiciennes, assistantes sociales.
Présidente de l’Association : Dr Marie-Noëlle LEONELLI, médecin coordinateur (médecine générale).
Objectifs :
- Coordonner les interventions entre les médecins
hospitaliers et les médecins libéraux, les intervenants sanitaires et sociaux hospitaliers et extra-hospitaliers.
- 4 médecins du R.V.H. 83 sont attachés au service des maladies infectieuses et conseils aux voyageurs
- Consultations sur rendez-vous :
mardi matin
Dr Gérard ASSENSI
Dr Serge MAILLEFET
Dr Alain RIEU
Dr Marie-Noëlle LEONELLI
mardi et jeudi
- 1 coordinatrice sociale :
Mme Mireille SABLAYROLLES,
mardi de 13h30 à 16h30
jeudi de 9h à 12h
Prises de rendez-vous : 04 94 22 77 41
Lieu : Hôpital Chalucet à Toulon
- Proposer un éventuel soutien pour les patients suivis en ville par des médecins généralistes ou par l’Hôpital en consultation externe et Hôpital de Jour :
Prise en charge psychiatrique :
Consultations psychiatriques, le lundi matin et vendredi
matin sur rendez-vous par le Dr Bénédicte BASTIEN-FLAMAIN.
Prise
en charge sociale :
Mme Viviane GIORDANO, assistante sociale :
lundi matin ou sur rendez-vous
Mme Mireille SABLAYROLLES, assistante sociale :
mardi après-midi
jeudi matin ou sur rendez-vous.
Prise en charge diététique :
Mme Sophie BARRA, diététicienne :
lundi de 13h30 à 15h30
jeudi de 9h à 12h
vendredi de 13h30 à 15h30
Animation d'un atelier diététique une fois par mois dans les locaux de l'association “Aide” de Toulon.
- Assurer la formation et l’information des différents intervenants par l’intermédiaire de réunions, formations :
- Des soirées de formation EPU (Enseignement Post-Universitaire) sont organisées régulièrement (invitations
effectuées par courrier), se renseigner auprès du secrétariat.
- Actions de prévention :
- Intervention des médecins et assistantes sociales auprès de groupes de personnes (élèves et autre public autour de la journée mondiale de lutte contre le Sida)
- Organisation de stands de prévention.
Pour de plus amples informations, contacter :
Le Secrétariat : 04 94 22 77 81 - Télécopie :
04 94 22 77 80
Formation
médicale continue
L'évolution trés rapide des connaissances et
des pratiques impose à tout médecin prenant
en charge un séropositif de s'astreindre à une
formation continue qui nécessite d'avoir accés
aux informations à un plan international. Plusieurs
sites Internet peuvent être gratuitement consultés
:

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